De Daara J aux scènes européennes : l’incroyable mutation du “rêveur” devenu génie vocal
Le trio légendaire de Daara J a fait vibrer tout Dakar dans les années 90-2000 avec Boomerang (sacré meilleur album africain par la BBC en 2003). Eh bien, l’un de ses piliers, Abdou Fatha Seck alias Faada Freddy, nous avait surpris avec un virage complètement inattendu.

L'”idiot de la famille” devenu maestro
Le mec l’avoue lui-même : petit, dans sa famille d’intellos et de scientifiques, il était le “rêveur”, celui qui partait acheter des chandelles et revenait avec des bananes. Mais ce gars-là avait un superpouvoir : une voix rocailleuse baignée dans la Motown, élevée aux sons de Stevie Wonder et Aretha Franklin.

Le concept fou : zéro instrument, 100% humain
En 2013, son producteur Malik lui balance un défi complètement barré : faire un album sans aucun instrument. Oui, vous avez bien lu. Que de la voix, des claquements de mains, des percussions corporelles. Le résultat ? Gospel Journey (2015), un album qui mélange soul, gospel et hip-hop de manière totalement organique.
Et ça cartonne ! Sia elle-même partage sa reprise de “Little Black Sandals” sur Twitter. Le Trianon et la Cigale sont sold out. Faada se retrouve en première partie de Zaz, Bernard Lavilliers, Lenny Kravitz, même Johnny Hallyday !
Le comeback après 7 ans de silence
Après presque une décennie (300 concerts quand même !), Faada revient en 2023-2024 avec Golden Cages. Toujours le même principe : lui et ses cinq choristes, leurs corps comme seuls instruments. Les thèmes ? La liberté, la déshumanisation, l’IA… Le tout en wolof et anglais.

L’Afrique au cœur
Rentré au Sénégal pour retrouver l’inspiration, Faada défend cette idée puissante : le hip-hop est né en Afrique, a fait le tour du monde et revient “comme un boomerang”. Cette musique 100% organique, c’est sa manière de célébrer ses racines tout en bousculant les codes.
Alors voilà, pendant que certains rappeurs empilent les Auto-Tune, Faada Freddy prouve qu’avec juste une voix, un corps et du talent, on peut remplir des Zéniths. Respect, Abdou Fatha ! 🙌
Article walabokk.net – Parce que le Sénégal, c’est pas que le thiébou dieune et le CAN


